Dans les trois monologues du recueil de Jeanne Benameur, Le ramadan de la parole, trois jeunes filles expriment leur insurrection contre ce qui va à l’encontre de leur liberté. Évoluant dans des époques et des contextes socio-culturels différents, chacune s’oppose à sa manière aux diktats et aux injonctions.
Vaillantes, elles se rejoignent dans une aspiration commune, celle de mener leur vie librement en s’opposant au jugement et au regard que la société porte sur celles qui cherchent à s’affranchir des codes et des assignations.
Qu’elles évoluent dans un univers bourgeois et corseté des années 1920, dans une famille de culture musulmane ou dans une relation fusionnelle malmenée par les choix de vie d’une mère, leur parole prend corps et leur donne la force de s’opposer.
C’est au cours d’une discussion téléphonique avec Jeanne Benameur que ce titre, Les Vaillantes, a émergé. Le terme féminin de vaillance signifie plein de bravoure, plein de courage, de valeur pour se battre. Et dans une signification plus ancienne, la vaillante est celle « qui vaut quelque chose ».