C’est un texte à tiroirs. Il conte ses aventures dans un pays où visiblement la folie l’a emporté sur la raison, politiquement, socialement, et même au niveau climatique. Il dénonce la petitesse, la pensée unique, l’asservissement d’un peuple face à un état dictatorial, dans une frénésie de parole.
L’homme est seul entre quatre guindes dressées, un petit tabouret et un coin toilette. Il semble vivre là. Est-il détenu ? Est-ce une prison mentale ? Parle-t-il pour transcender sa condition. On ne peut jurer de rien.
L’apparente absurdité du récit n’entache pas la vérité de ce qui est dit. Mieux vaut le prendre au sérieux car c’est à cette condition que la force et l’humour des situations révéleront la poétique du texte. Tout est vrai, terrifiant et fou.
« Ce fut une intuition ; la sensation que cette écriture agit comme un cri souterrain qui raisonne avec mon propre écho intérieur, la nécessité de bousculer ma pratique dans une époque de bouleversements socio-politico-spirituels où le virage déshumanisant que prend notre civilisation stigmatise la misère sociale et alimente une montée populiste effrayante. » Stephan Pastor