À quoi peut-on se raccrocher quand le familier devient l’étranger, l’inquiétant ? Comment se sortir du tabou imposé autour de la folie et en accepter les conséquences ? « Et j’ai peur de voir son visage déformé par l’absence à elle-même, j’ai peur qu’elle ne me reconnaisse pas. J’ai peur de ce qui ressemble au connu mais qui n’est pas le connu, j’ai peur de cet Autre qui ressurgit toujours et dont l’attente me torture d’angoisse, j’ai peur de cet Autre qui ne m’aime pas et me regarde à travers les yeux de ma mère. »
L’amitié, le courage, la poésie viennent apporter les réponses et constituer une histoire, condensée dans un symbole. En partageant son parcours initiatique, la narratrice déploie ce symbole et réfléchit sur toutes ses dimensions pour finalement répondre à une question toute simple : « c’est quoi ton tatouage ? » « Mon corps parle, malgré moi, le tatouage parle à mon corps défendant, mon tatouage dit ce que je ne sais pas dire avec des mots. Mon tatouage me précède, et lorsque l’on m’interroge, il n’y a rien à ajouter. Tout est contenu là, dans ces quelques lignes. »